TIRU - Valorisation des déchets

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Résultats environnementaux

 Traiter les fumées

La Directive Européenne du 4 décembre 2000, transposée en droit français par l’arrêté ministériel du 20 septembre 2002, a renforcé la réglementation qui existait auparavant. Elle a fixé des seuils d’émission plus sévères auxquels toutes les installations existantes ont du se conformer à partir du 28 décembre 2005. Depuis le 28 décembre 2005, les fumées émises par les incinérateurs ne doivent pas contenir plus de 0,1 ng/m3 de dioxines (1 ng = 1 nanogramme = 1 milliardième de gramme).
Les valeurs limites des émissions d’un incinérateur, imposées par la réglementation, sont, pour les poussières, de 2 à 15 fois inférieures à celles des autres installations industrielles de combustion (selon le type d’installation et la puissance). Pour les oxydes de soufre, elles sont de 4 à 40 fois inférieures. Pour le monoxyde de carbone, de 2 à 6 fois inférieures. Pour les oxydes d’azote, elles sont jusqu’à 6 fois inférieures. Pour les métaux lourds, de 12 à 22 fois inférieures.
Depuis 2005, les exploitants d’incinérateurs doivent mener à proximité de leurs usines des études environnementales pour mesurer leur impact, ce qui n’est imposé à aucune autre industrie. Jusqu’à présent, ces études n’ont pas permis de déceler un quelconque impact négatif.

 Une industrie strictement encadrée

Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire publié en 2009, l’InVS affirme que « l’impact sanitaire des incinérateurs d’ordures ménagères est suffisamment contrôlé pour que se pose la question de faire désormais porter l’effort de recherche sur d’autres sources de pollution industrielles moins réglementées. »
Cet avis est partagé au-delà des frontières, par exemple par l’agence britannique de protection de la santé (HPA), qui considère que « les incinérateurs modernes et bien exploités ont une contribution très faible à la concentration locale en polluants » et que « les impacts négatifs potentiels sur la santé des personnes vivant à proximité sont probablement très faibles, s’ils sont mesurables ».

 Des procédés performants
Plusieurs types de traitement des fumées performants coexistent au sein de TIRU pour la captation des composés acides (HCl, HF, SOx), des métaux lourds, des poussières et des dioxines et furannes.

  • Le traitement des acides et des poussières peut être réalisé selon deux procédés :
    • Le procédé humide consistant, après dépoussiérage en électrofiltres, en un lavage des gaz à l’eau additionnée de chaux puis de soude (traitement des acides).
    • Les procédés sec, semi-sec et semi-humide reposant sur l’injection de chaux ou de bicarbonate de sodium (réactif sous forme liquide pour le semi-humide ou sous forme pulvérulente pour le sec et le semi-sec) dans le flux gazeux, suivie d’un dépoussiérage par filtres à manches.
  • Le traitement des NOx peut se faire par injection d’urée ou d’ammoniaque en chambre de combustion ou par ajout, dans l’installation de traitement des fumées, d’un réacteur catalytique permettant, de plus, de traiter les dioxines et les furannes. Pour les unités qui ne disposent pas d’un traitement catalytique des NOx, le traitement des dioxines est réalisé par injection de charbon actif ou de coke de lignite en amont du filtre à manches.

 Le contrôle permanent des rejets atmosphériques
Les émissions atmosphériques sont contrôlées en continu par des analyseurs placés en cheminée. Ils mesurent la concentration en poussières, dioxyde de soufre, chlorure d’hydrogène, oxydes d’azote et monoxyde de carbone ainsi qu’en COT (Carbone Organique Total), et en fluorure d’hydrogène sur certaines installations. Ces informations sont transmises en temps réel au poste de commande de l’unité. Toute défaillance du système d’épuration est signalée immédiatement par une alarme aux opérateurs de l’usine. En cas de persistance sur une durée jamais supérieure à 4 heures, l’alimentation en déchets des fours est arrêtée.

En outre, des contrôles ponctuels sont effectués par des laboratoires indépendants agréés par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, portant notamment sur l’ensemble des substances réglementées. Ceci permet de valider le bon fonctionnement des analyseurs placés en cheminée et de contrôler le niveau d’émission de dioxines et de métaux lourds, non mesurables en continu.

Note  : à partir du 1er juillet 2014, toutes les unités de combustion seront équipées d’un prélèvement en continu des dioxines, avec une mesure mensuelle (arrêté du 3 août 2010).

Vous pouvez afficher les résultats environnementaux par unité dans la rubrique « Liens » (colonne de droite).